Capitale des hot spots éphémères les plus courus de la planète, Cannes joue les poupées russes avec ses deux Palais, le club habitant le toit de son célébrissime homonyme. Son accès, à la lumière de torchères qui ponctuent la montée de l’escalier colossal, est cinématographique, forcément !
Au commencement était l’ambition de la municipalité de rebooster, dans un cadre prestigieux, les nuits estivales d’une décade un peu tristounette. En 2006, un appel d’offre européen a rallié tous les grands noms de la nuit, et ce sont les cannois Patrick Tartary et David Barokas qui ont emporté le projet.Un sacré morceau de bravoure pour 50 nuits par an. ” On s’est entouré de forces vives professionnelles locales, comme DJ Mozart, directeur artistique du Palais, artiste et précurseur de la musique électro, qui a tissé des relations étroites avec les grands DJs du monde.
L’architecte Miguel Cancio Martins, qui connaît bien la petite musique de nuit (Buddha Bar, Man Ray, Barfly…) a réalisé le premier lay-out de ce gigantesque espace circulaire de 3600 mètres carrés » raconte Patrick Tartary, l’un des propriétaires de ce nouveau joyau.En 2007, c’est le jeune architecte d’intérieur cannois Jerry Pellerin qui reprend le flambeau : ” C’est un projet qui me tenait vraiment à cœur, ayant moi-même une passion pour la musique techno et pour le monde de la nuit. J’ai opté pour des formes courbes, à l’image des ondes sonores. Ces formes organiques, plus proches de l’homme et de son mode de vie permettent de fluidifier les flux de circulation sans jamais venir buter contre un mur. Le club dispose de quatre carrés en gradins se faisant face pour concentrer tous les regards sur la piste de danse, les deux bars, les DJs… Pour l’identité des différents carrés, j’ai instauré un code couleur acidulé propre à chacun, pour la fraîcheur d’une atmosphère pop en contraste avec le blanc ambiant. »
Velours des banquettes et fauteuils très profonds dans les espaces périphériques, tables custom made par les designers de Déco Flamme (metteurs en scène sculpteurs des espaces qui créent tout le mobilier), dance floor pris d’assaut par les glam people internationaux, rythmes dans la peau et chevillés aux sens grâce au meilleur système de son existant, Funktion One, tout a été pensé. C’est bien simple, le pianiste qui joue sur la terrasse ouverte, où les amateurs de jazz, de classique ou les fumeurs qui désirent s’en griller une devant un panorama inouï, n’est dérangé par aucune nuisance sonore.
Justement, parlons-en de la musique. Dans la cabine au cœur du carré VIP, P. Tartary et D. Barokas ont invité les plus célèbres DJs du moment pour ” la plus importante programmation musicale thématique et verticale au monde », annonce fièrement Patrick Tartary. Certains font l’objet de tableaux portraits figuratifs et subjectivistes de Joëlle Sigaut. Des noms ? Bob Sinclar, David Guetta, Joachim Garraud, Erick Morillo, Laurent Garnier, Miss Kittin, Roger Sanchez… mixent selon la thématique de la soirée. Le lundi c’est RnB chic, mardi DJs internationaux et showcases, mercredi French touch et DJs français, dimanche nuit électro choc, pur et dur… Du 10 juillet au 30 août, plus de 3000 clubbers se presseront encore chaque soir aux marches du Palais.
Par Catherine Peyre
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Autrefois décrié pour son manque de convivialité et d’espace, l’habitat préfabriqué mise désormais sur ses qualités fonctionnelles et modulables pour répondre aux contraintes environnementales contemporaines et imaginer ce que pourrait être l’habitat de demain. Coup de projecteur sur deux alternatives, à la fois esthétiques et vertes, au bâti sédentaire traditionnel.
ZERO HOUSE
Propre et autonome, la ZERO House s’impose comme la solution idéale d’habitat temporaire en environnement reculé ou hostile.
Imaginée par Scott Specht pour le studio d’architectes Sprecht Harpman basé à Austin, la Zero House est une maison préfabriquée de 200 mètres carrés qui se veut totalement respectueuse de l’environnement. Résistante aux variations extrêmes de températures, à la corrosion et à des vents soufflant à plus de 230 km/h, sa structure en acier tubulaire ne possède pourtant pas plus de quatre points d’ancrage au sol, permettant ainsi à l’ensemble d’être déplacé sans causer de dommage préjudiciable au terrain. Si la maison peut être érigée en moins d’une journée jusque dans des endroits reculés, voire hostiles et inadaptés aux constructions traditionnelles, comme les zones arides ou même carrément dans l’eau, l’intérieur allie quant à lui confort et optimisation de l’espace pour accueillir sereinement quatre personnes. Outre les deux chambres avec chauffage et air conditionné, la salle de bain, la salle à manger avec cuisine intégrée et le salon, les deux terrasses surélevées et la douche extérieure augmentent d’autant l’espace à vivre de cet habitat qui fonctionne par ailleurs en complète autonomie. Les panneaux solaires du toit permettent en effet de générer l’énergie nécessaire à l’ensemble des besoins électriques de la maison, tandis que l’eau de pluie est collectée dans une citerne, puis recyclée. Le sous-sol abrite pour sa part une unité de compostage des déchets.
MOMO
Réinterprétation moderne et entièrement modulable des cottages traditionnels, la MOMO impose son esthétique accueillante et relaxante en se fondant naturellement dans le décor de nos campagnes.
Imaginé par Thomas Lind du studio suédois d’architecture Grasshopper, le concept MOMO, un acronyme signifiant moderne et modulable, réinvente totalement la traditionnelle maison de campagne. Composée de plusieurs caisses en bois de 10 mètres carrés parfaitement isolées, cette structure modulaire atypique permet de réunir sous un même toit flexible plusieurs espaces individualisés et personnalisables parmi un choix de 13 façades et de 5 revêtements intérieurs différents. Une chambre principale, une pour les enfants ou les amis, une salle de bain, un salon, une cuisine… les combinaisons sont infinies et permettent de singulariser chaque projet, selon les goûts et les aspirations de chacun. Les fondations en colonnes, respectueuses du terrain, ainsi que la terrasse étendue se fondent naturellement dans le paysage et intègrent l’environnement comme une donnée essentielle de cette forme d’habitat novatrice et résolument moderne.
Par Hugo Gaspard
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De l’extérieur, ce cube de verre et d’acier intrigue, car il ne ressemble à rien de ce qu’on connaît déjà. A mi chemin entre art et design, la Magic Box est en effet un concept unique, passerelle haute technologie qui fait le lien entre les espaces intérieurs et extérieurs, et peut être installé absolument partout. Espace de travail, jardin d’hiver ou simple extension d’habitation, ses applications n’ont de limites que celles de votre imagination. Entièrement personnalisable, la Magic box est réalisée sur mesure en fonction de vos besoins ; ainsi vous pourrez choisir ses dimensions, mais aussi la taille des fenêtres, la couleur de la façade, la résistance des parties vitrées, et bien sûr les sols et revêtements muraux. Résistante aux intempéries, on peut même choisir de la poser sur le toit d’un immeuble! Un concept unique, qui résout avec élégance les problèmes d’espace dans les grandes villes.
Site officiel : www.magicboxincusa.com
Par Bérengère Salon![]()
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La face cachée de l’iceberg
En flânant sur les bords de la Garonne, on remarque très vite, parmi les immeubles séculaires qui contemplent le fleuve, un bâtiment à l’architecture pour le moins atypique : façade immaculée percée de fenêtres irrégulières, cet ovni conceptuel intrigue et fascine. Vous avez devant vous l’hôtel Seeko’o, dont le nom signifie ‘iceberg’ en inuit, et qui le porte bien puisqu’il recèle, sous son étonnante carapace, bien des trésors cachés.
Au commencement, ce projet un peu fou est né d’une histoire de famille : Alain Dhersin, directeur de l’enseigne de restauration ‘Bip-Bip poulets’ décide, accompagné de sa femme, Chantal de Knyff, et des deux enfants de cette dernière, de métamorphoser le terrain vague qui abrite son restaurant bordelais en un hôtel de luxe. Huit ans de travaux et 4,7 millions d’euros seront nécessaires pour voir l’aboutissement de ce rêve, dans lequel toute la famille s’est investie corps et âme. Pour faire sortir de terre ce prodige architectural, ils ont choisi de faire appel à l’atelier d’architecture King Kong, dont le projet à la fois résolument moderne et parfaitement intégré dans le paysage correspondait en tous points à leurs attentes. Point d’orgue de la conception, une façade unique au monde, entièrement réalisée en corian, matériau à la blancheur et à la résistance hors du commun, déployé ici sur près de 1000 mètres carrés.
Mais pour comprendre véritablement les motivations profondes de la famille, c’est à l’intérieur de l’hôtel qu’il faut pénétrer. En poussant la porte du lobby, on réalise très vite qu’ici tout a été fait pour ériger le bien-être et la détente en principes fondateurs. Car, tandis que le sol noir et le comptoir blanc jouent la carte du contraste ‘arty’, un long comptoir accueille les clients désireux de se relaxer en profitant d’une vue imprenable sur la Garonne. A l’étage, seulement 45 chambres on été aménagées, pour conserver à chacune des dimensions plus que confortables, puisqu’elles offrent une superficie comprise entre 29 et 55 mètres carrés, avec des équipements mêlant luxe et technologie. On pourra ainsi s’immerger avec bonheur dans une baignoire deux places, ou régler au degré près la température d’une chambre dotée d’un lit rond ou d’une vue à 360 degrés sur les toits de la ville. Le but avoué de Chantal ? Vous faire vous sentir ici un peu comme dans une maison rêvée, ou tous vos désirs prendraient forme, en toute simplicité. Et il faut dire que le pari est pleinement tenu, car entre le sauna, le hammam, et le très joli bar du 1er étage, qui propose une foule de cocktails servis dans une ambiance festive et cosmopolite, on prendrait bien dans cette maison-là une résidence à l’année.
Article rédigé par Bérengère Salon - Photos : Arthur Péquin
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